21 juin 2015

Migrants : le combat pour la solidarité ne fait que commencer

Voici le voeu des élus PCF - Front de gauche déposé au prochain conseil de Paris juin 2015. Parce que plus que jamais, à Paris comme ailleurs, l'urgence est à la solidarité. Donc, comme dit la chanson, on ne lâche rien.

G.

20150619_101841

(Le directeur de l'OFPRA, P. Brice avec les réfugiés au jardin d'éole, vendredi 19 juin 2015)

 

Vœu déposé par Nicolas Bonnet, Fanny Gaillanne, Emmanuelle Becker et les élu-e-s du groupe Front de Gauche – communiste relatif à la situation des réfugié-e-s 

 

Considérant la situation particulièrement précaire des réfugié-e-s majoritairement originaires de la Corne de l'Afrique, qui y ont fui les guerres, les dictatures et les situations économiques dramatiques, et qui sont installé-e-s notamment depuis plusieurs mois dans le quartier de La Chapelle ;

 

Considérant que l'évacuation du campement de La Chapelle, justifiée par les risques encourus par les personnes qui s'y trouvaient, a permis de proposer à 471 réfugié-e-s des solutions d'hébergement, qui s'ajoutent à l'attention portée par la Ville aux personnes vulnérables, et notamment aux jeunes et aux familles ;

 

Considérant l'asphyxie des dispositifs nationaux d'asile et d'hébergement d'urgence qui ne permettent pas d'offrir aux réfugié-e-s des conditions décentes d'hébergement ; que si les campements de fortune ne permettent pas l'accueil décent des réfugié-e-s, leur démantèlement systématique par les forces de l'ordre, sans proposition de solutions pérennes, n'est pas davantage acceptable, surtout dans les conditions violentes, comme lors de l'évacuation rue Pajol le 8 juin dernier ;

 

Considérant que la mobilisation des réfugié-e-s, des riverain-e-s, des associations, des militant-e-s associatifs et politiques, des élu-e-s,  a permis à la fois d'assurer la solidarité et d'obtenir, avec la Ville de Paris, la mobilisation de 228 places d'hébergement pérennes pour les réfugié-e-s installé-e-s aux jardins d'Eole ; et au-delà, l'annonce par le gouvernement de la création de 9500 places d'hébergement pour les réfugié-e-s et de 1500 places d'hébergement d'urgence pour les réfugié-e-s en transit ;

 

Considérant toutefois la situation qui reste inacceptable de très nombreux/ses migrant-e-s à la Chapelle, à Austerlitz, et ailleurs dans Paris pour lesquels il n'est pas à ce jour proposé de solutions ;

 

Considérant que les politiques qui viseraient à arrêter les migrations, en développant notamment les expulsions, constituent une impasse à la fois éthique et pratique, tant les conflits, le pillage des richesses et le réchauffement climatique rendent la vie difficile dans les pays d'où sont originaires les réfugié-e-s ; qu'ainsi, les promesses du Gouvernement d'une « augmentation de nombre de retours contraints » sont inacceptables et irréalistes, alors que la France doit prendre toute sa part de responsabilité dans l'accueil des réfugié-e-s

 

Considérant la proposition de la Maire de Paris et des Conseils d'arrondissement des 12e, 13e, 18e et 19e arrondissement en faveur d'un ou plusieurs lieux d'accueil, de prise en charge et d'hébergement pour les réfugié-e-s ;

 

Sur proposition de Nicolas Bonnet, de Fanny Gaillanne, d'Emmanuelle Becker et des élus du groupe Front de Gauche – Communiste, le Conseil de Paris demande :

  • la création de toute urgence de centres d'accueil et d'hébergements collectifs de taille humaine, notamment à Paris, afin de permettre un travail social et administratif et la continuité de l'aide apportée par les associations ; 
  • que dans l'attente, les autorités préfectorales mobilisent l'ensemble des hébergements adaptés aux besoins spécifiques des réfugié-e-s pour que toute personne qui relève, effectivement ou potentiellement, de la demande d'asile, puisse bénéficier d'un hébergement et engager les procédures appropriées conformément aux engagements internationaux de la France ;
  • que le gouvernement garantisse la mobilisation du dispositif national d’asile à la hauteur des besoins et mette des moyens exceptionnels afin de réduire les délais d’instruction des demandes d’asile ;
  • l'instauration de guichets uniques pour l'accès aux droits des réfugié-e-s, à proximité des gares parisiennes ;
  • que la Ville de Paris maintienne le niveau de vigilance qu’elle a mis en œuvre sur les publics vulnérables qu’elle s’est engagée à prendre en charge ;
  • que la Ville s'adresse à l'Union européenne pour exiger une politique concertée d'accueil des réfugiés et ratifie enfin la Convention internationale sur la protection des droits des migrants ;
  • l'arrêt des expulsions des demandeurs d'asile effectifs ou potentiels.

 

 

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15 juin 2015

Migrants: Vœu du conseil d'arrondissement du 15 juin 2015 pour créer un lieux d'accueil et de prise en charge

Texte du vœu concernant la prise en charge des migrants voté et adopté par le conseil d'arrondissement du 15 juin 2015. Le groupe "Les Républicains" a voté contre. le MODEM s'est abstenu.

 

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Vœu du Conseil du 18ème arrondissement de Paris à la Maire de Paris et au Préfet de la Région Ile de France

Considérant que, depuis plusieurs mois, la zone située sous le métro aérien du boulevard de la Chapelle était occupée par des réfugiés originaires majoritairement de la Corne de l’Afrique, qui ont fui la situation de leurs pays ; que leur nombre a beaucoup augmenté au cours du premier semestre de l’année 2015 ;

Considérant que la Mairie de Paris, dès le mois de décembre 2014, avait engagé un travail d’accompagnement et d’orientation avec des associations reconnues pour leur professionnalisme, notamment Emmaus Solidarité et France Terre d’Asile ;

Considérant que la Mairie de Paris, propriétaire des lieux, a demandé leur évacuation, compte-tenu des risques encourus par les personnes qui s’y trouvaient ;

Considérant que la Ville de Paris a toujours indiqué que l’évacuation était conditionnée au fait que des solutions appropriées d’hébergement soient proposées aux personnes en sortie de campement, en fonction de leur situation administrative ; que, ce faisant, il s’agissait de mobiliser pour l’ensemble des personnes présentes sur le campement soit le dispositif national d’asile, soit l’hébergement d’urgence de droit commun ; que ces conditions ont été rappelées dans le vœu adopté au Conseil de Paris de mai 2015,

Considérant que la Ville a également indiqué qu’elle engagerait les efforts nécessaires pour que les publics vulnérables, dont les familles, les femmes isolées avec enfants et les jeunes migrants potentiellement mineurs fassent l’objet d’une attention renforcée ;

Considérant que le Préfet de police, dans sa compétence de police générale, a décidé de l’évacuation du campement le mardi 2 juin, sur le fondement d’un risque sanitaire; qu’afin de préparer cette évacuation, la Ville, les différents services de l’État et les associations ont travaillé à mettre en œuvre des solutions opérationnelles ainsi qu’un recensement des personnes sur site (effectué les 21 et 27 mai) et à engagerl’ouverture de démarches de demandes d’asile pour les personnes qui le souhaitaient ;

Considérant qu’à l’issue de l’opération d’évacuation du mardi 2 juin, 471 personnes ont reçu des propositions d’hébergement soit plus que le nombre de personnes recensées qui s’établissait à 381 ; que ces chiffres – par ailleurs difficiles à contrôler - témoignent des efforts qui ont été déployés ;

Considérant qu’en ce qui concerne la Ville, une attention très forte a été portée aux publics vulnérables ; notamment les jeunes migrants, soit 18jeunes identifiés le jour de l’évacuation et 14 jeunes dans les jours qui ont suivi, a été mis à l’abri en vue d’une évaluation conformément aux orientations du plan d’amélioration de l’accueil et de l’accompagnement des MIE ; qu’a été proposé aux familles (soit près de 50 personnes dont une vingtaine d’enfants, parfois très jeunes) prises en charge, à l’occasion de plusieurs demi-journées organisées entre les services de la Ville, la CAFDA (Coordination de l'accueil des familles demandeuses d'asile) et Emmaus Solidarité, un diagnostic pluridisciplinaire, qui a porté tant sur les aspects sociaux que sanitaires ; que ces entretiens ont été suivis chaque fois que nécessaire par la délivrance de médicaments par exemple ; qu’au regard de la présence d’enfants, une attention particulière a été portée à la question de l’alimentation, le CASVP fournissant à cet égard des colis alimentaires ;

Considérant qu’ainsi, des solutions d’hébergement ont effectivement été proposées aux personnes présentes sur site le jour de l’évacuation, et au-delà ; qu’il n’en reste pas moins que les dispositifs sollicités - dispositif national d’asile et hébergement d’urgence, sont totalement asphyxiés au vu d’une demande d’hébergement d’urgence très supérieure à l’offre; que cette saturation rend particulièrement difficile la conception de réponses adaptées aux migrants présents dans l’espace public et regroupés dans le 18ème arrondissement notamment ;

Considérant que dans cette situation, des places mobilisées sont restées inoccupées ; Considérant que cette présence dans l’espace public a généré plusieurs regroupements successifs (Salle Saint Bruno, Square Saïd Bouziri, Halle Pajol, Bois Dormoy, Jardins d’Eole) suite aux interventions de la Préfecture de police, qui ont compliqué le suivi par la Ville de Paris et les associations ;

Considérant que les efforts des pouvoirs publics ont également pris la forme, le 11 juin au soir, du déblocage de 110 hébergements pour des migrants qui occupaient la caserne de Château-Landon pour une durée indéterminée ;

Considérant la répartition des compétences entre l’État et la Ville, qui attribue la compétence première à l’État sur ces sujets ; que la Ville continuera de s’impliquer sur ces sujets en complément de l’action de l’État, notamment en direction en priorité des familles et des jeunes migrants ;

Considérant que l’échelle parisienne ne peut être, à elle seule, appropriée pour apporter des réponses satisfaisantes à ces problématiques d’ampleur tant nationale qu’européenne, et ce d’autant qu’il est probable que la problématique que rencontre Paris actuellement se posera de façon durable sur l’ensemble du territoire,
Qu’à défaut de solution structurelle envisageable à court terme, il importe de mettre en œuvre toutes les initiatives qui dans l’urgence permettront de redonner de la fluidité aux dispositifs d’hébergement et de prise en charge pour tous les publics ; que la Ville de Paris a formulé à cet égard un certain nombre de propositions ;

Le conseil d’arrondissement émet le vœu que :
- La Ville de Paris, l’État et les associations poursuivent leurs efforts conjoints afin d’envisager des solutions de sortie de crise dans le cadre d’un comité de suivi dédié, et que ce comité permette de préparer la prise en charge sociale, sanitaire et administrative en tirant les leçons de l’expérience acquise dans le cadre de l’évacuation du site de la Chapelle,
- La proposition formulée par la Mairie de Paris de créer un ou plusieurs lieux de prise en charge et d’hébergement (possiblement à Paris) au plus près des besoins des personnes susceptibles de s’inscrire dans une démarche de demande d’asile et d’accès aux droits puisse être expérimentée de toute urgence,
- Les autorités préfectorales compétentes à Paris mobilisent les capacités d’hébergement adaptées aux besoins spécifiques et que toute personne qui relève, effectivement ou potentiellement, de la demande d’asile, puisse engager les procédures appropriées conformément aux engagements internationaux de la France,
- Le gouvernement garantisse la mobilisation du dispositif national d’asile à la hauteur des besoins et mette des moyens exceptionnels afin de réduire les délais d’instruction des demandes d’asile,
- La Ville de Paris maintienne le niveau de vigilance qu’elle a mis en œuvre sur les publics vulnérables qu’elle s’est engagée à prendre en charge,
- Soit posés aux niveaux adaptés, national et européen, les termes du débat pour offrir aux migrants présents sur le territoire français des solutions de vie dignes et conformes à la tradition d’accueil de la France

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08 juin 2015

Voeu commun EELV PCF Front de gauche du 18eme demandant la création d'un site dédié pour l'accueil des migrants

Voici le texte du vœu présenté par les groupes EELV et PCF- Front de gauche au prochain conseil d’arrondissement du 18du 15 juin 2015. Des propositions que nous soumettons au débat public pour sortir d'une crise humanitaire qui n'a que trop duré.

G.

pajol

(Photo  Jean-Raphaël Bourge)

 

Groupe politique : Europe Ecologie – Les Verts et Communistes - Front de gauche

 

Destinataire du vœu : à la Maire de Paris

 

Objet : Vœu relatif à la prise en charge des personnes réfugiées.

 


 - Considérant l’évacuation le mardi 02 juin 2015 du campement des personnes réfugiées boulevard la Chapelle en raison des conditions de vie devenues insalubres et indignes,

- Considérant le vœu de l’exécutif voté par la majorité municipale au Conseil de Paris de mai 2015 actant de la mise en place de solutions d’hébergement pour tous les occupants du campement

- Considérant trois jours après l’évacuation qu'une grande partie des personnes réfugiées rassemblées boulevard la Chapelle n’ont pas reçu de solutions de logement et de prise en charge, ou que l’hébergement étaient inadaptés car lointains, enclavés, dispersés et plaçant les réfugiés dans des situations d’encore plus grandes précarités (pas de prise en charge associative sur lesdits lieux et impossibilité de suivi des demandeurs d’asile)

- Considérant que ces personnes réfugiées sans ressource et sans prise en charge publique errent dans Paris, procédant parfois à des regroupements non régulés et que cette situation peut être source de tension et d’accident,

- Considérant l’action de la préfecture qui pour empêcher tout regroupement a repoussé les migrants dans le métro, usé de moyens policiers disproportionnés, générant une tension et rendant difficile le travail social pour venir en aide à des personnes qui sont d’abord des victimes.

- Considérant la ratification par la France de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et le préambule de la Constitution française de 1958 et l''assurance de son application par le Conseil constitutionnel depuis 1971,

- Considérant que les actions mises en place par la ville de Paris en direction de ces personnes et notamment des femmes avec enfants et des mineurs isolés doivent être amplifiées,

- Considérant que l’afflux des réfugiés pour des raisons politiques ou climatiques ne se tarira pas

- Considérant que les solutions ponctuelles et d’urgence ne suffisent pas face aux phénomènes d’arrivée de nouvelles personnes réfugiées et qu’elles ne font que déplacer et repousser le souci de prise en charge,

- Considérant que l’insuffisance des moyens d’accueil pour migrants et réfugiés se révèle chaque année de plus en plus criant

 

Sur proposition des élu.es écologistes, communistes - Front de Gauche, le conseil du 18ème arrondissement demande à Madame la Maire de Paris ;


D’intensifier les efforts entrepris par la ville de Paris pour apporter aux personnes réfugiées des solutions d’hébergement, d’alimentation et de soin pérenne offrant de réelles perspectives d’avenir ;

D’apporter une aide logistique et financière ad hoc aux associations qui assurent la préparation de repas collectifs, fournissent de l’eau aux personnes réfugiées qui aujourd’hui sont sans ressources; aide assurée avec les dons des riverains ;

D’expérimenter à Paris conjointement avec les services de l’Etat la création d’un site dédié permettant d’accueillir dans de bonnes conditions les personnes réfugiées évitant leur éparpillement dans la nature, la rupture des solidarités et permettant la construction de solutions pérennes; confirmant ainsi la vocation de Paris comme ville d’accueil de tous ;

D’agir en direction du 1er ministre pour que soit mis en œuvre un plan structurel avec des moyens financiers et logistiques ad hoc pour la prise en charge des personnes réfugiées en France.

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05 juin 2015

Migrants : Trois jours après l'évacuation de La Chapelle, où en sommes-nous ? avec ajout intervention police

migrant

Mardi le campement de La Chapelle où près de 400 migrants étaient réfugiés en dessous du Métro aérien et au dessus des voies de la Gare du Nord, a été évacué. Les conditions d’hygiène, d'insalubrité étaient devenues telles qu'il fallait agir pour trouver une solution alternative à ce campement de fortune en mobilisant tous les moyens possibles.

Si les migrants relèvent de la seule compétence de l’État au regard de la loi, la Ville de Paris ne pouvait être indifférente au sort de ces malheureux qui, pour beaucoup, ont subit les conditions les extrêmes pour venir jusqu'ici. Aussi dans un premier vœu, le conseil d'arrondissement du 18eme a sollicité d'abord des moyens de la ville pour qu'une première opération humanitaire soit déployée sur le site. Ce qui a été fait grâce à Emmaüs solidarité qui a engagé un travail social sur le site du campement. Dans un second vœu, le conseil d'arrondissement a demandé qu'en cas d'évacuation, une offre d'hébergement soit faite à chacun des résidents sur le site, qu'il soit demandeur d'asile ou non. Le statut quo n'était plus possible, il fallait qu'une solution soit mise en chantier le plus vite possible.

Mardi, l'évacuation a eu lieu. Les migrants sur le site se sont vu proposés un hébergement en fonction de leur statut (demandeur d'asile ou non). La plupart ont pu dormir dans un lit le soir même. Reste que beaucoup de problèmes demeurent. D'abord des migrants, faute d'encadrement suffisant (?), voire de problème de communications, n'ont pu joindre leurs différents lieux d’hébergement. Ainsi, un certain nombre d'entre eux, environ une centaine, ont été mercredi soir hébergés dans la Salle Saint Bruno grâce à l'association « entraide citoyenne », et se sont retrouvés cette nuit de jeudi à dormir sur le Parvis de l’Église Saint Bernard. A l'heure où ces lignes sont écrites, nous sommes en ce moment même en train de chercher des solutions pour que chacun puisse avoir un toit ce soir.

On le voit, beaucoup de problèmes demeurent même si certaine choses avancent. Le prolongement du payement des nuitées d’hôtel jusqu'à mardi prochain est une première victoire à créditer à tous ceux qui se sont mobilisés en solidarité avec les migrants. Reste que l'après mardi se gère des maintenant. Chacun mesure bien que ce sont des moyens d'une toute autre ampleur qu'il faut maintenant mobiliser. Même si la ville se doit de participer à l'effort collectif, c'est bien au gouvernement d'assumer ses responsabilités. Les migrants continueront de venir. Plus nombreux qu'auparavant au vu de la multiplication des conflits nationaux et internationaux. Il nous faut changer d'échelle pour plus de solidarité avec des gens qui sont d'abord et avant tout des victimes. Le plus tôt sera le mieux.

Ajout à 18h30 :

Quelle mouche a donc piqué le ministère de l'Intérieur? Les migrants ont été chassés du square Saint Bernard, puis placés de force dans des rames de métro (du jamais vu) et enfin chargés devant le gymnase Pajol. cette attitude irresponsable met à mal le dispositif de relogement difficilement mis en place par les associations et la ville. C'est manifestement la carte du pourrissement qu'a choisit le gouvernement. il faut que la raison revienne Place Beauveau. Les migrants ne vont pas s'évaporer dans la nature. Plus que jamais des moyens à la hauteur de la crise doivent être débloqués et le dialogue doit reprendre sans plus tarder.

 

A lire, le communiqué des élus parisiens PCF Front de gauche

 

Gérald Briant

adjoint au maire du 18eme (PCF- Front de gauche)

Affaires sociales, lutte contre les exclusions, Hébergement d'urgence

 

Photo : Raphaël Kraft

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17 mai 2015

Ah les crocodiles (M2GB)

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04 mai 2015

2 voeux pour défendre l'Hôpital Bichat et protester contre les fermetures de classes au prochain Conseil d'arrondissement

mairie18

Deux voeux présentés par le groupe des élus communistes / Front de gauche seront examinés lors du prochain conseil d'arrondissement lundi 11 mai. Un conseil ouvert au public et visible en direct sur le site web de la mairie.

 

Vœu présenté par les élu-e-s du groupe PCF-Front de gauche relatif à l'avenir de l'hôpital Bichat

 

 

 

Considérant le projet en cours de l’hôpital Nord du Grand Paris, remettant en cause la présence des services de l'hôpital Bichat situé dans le 18ème arrondissement ;

 

Considérant l’absence de localisation du futur Hôpital Nord du Grand à Paris, toujours inconnu à ce jour ;

 

Considérant, à la suite de rencontres des élu-e-s de cet arrondissement avec Martin Hirsch, directeur de l'AP-HP, que nous n'avons aucune garantie quant au maintien de la maternité, des urgences, comme de nombreux autres services dont l’excellence ont fait la réputation de l’hôpital Bichat ;

 

Considérant certains dysfonctionnements et plusieurs services dégradés tant au niveau des locaux que des conditions d'accueil des usagers faute d’engagement financier conséquent ; 

 

Considérant la carence de l'offre de soins dans le nord de Paris, qui se trouve renforcée avec la fermeture de la clinique Marcadet en 2015;

 

Considérant l'attachement des habitant-e-s du 18ème arrondissement à cet hôpital de proximité et plus largement à leur service public de santé ;

 

Considérant la mobilisation en cours pour le maintien de l’hôpital qui connait un grand succès, en témoigne la première votation citoyenne qui a rassemblée 750 personnes le 26 avril 2015, place Jules Joffrin ;

 

 

 

Le Conseil du 18ème arrondissement, sur proposition des élu-e-s PCF-Front de Gauche, demande à la maire de Paris de prendre position pour le maintien de tous les services sur le site le l’hôpital Bichat, ainsi que pour la titularisation des personnels et des recrutements supplémentaires.

 

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Vœu du groupe Communiste-Front de gauche relatif à l’annonce de la suppression de classes dans les écoles du 18ème

 

 

Considérant l’annonce au Comité Départemental de l’Education Nationale de la suppression de 6 classes dans le 18ème   dès la rentrée 2015 aux écoles maternelles Cugnot, Marx Dormoy, Goutte d’Or, Emile Duployé et Constantin Pécqueur ainsi qu’à l’école élémentaire rue de la Guadeloupe ;

 

 

Considérant que la quasi-totalité des écoles concernées est déjà classée en Réseau d’Education Prioritaire ;

 

Considérant la sortie de REP il y a quelques mois à peine de l’école maternelle Orsel et des élémentaires Foyatier et Houdon et donc la fin des moyens supplémentaires alloués à ces écoles en difficulté ;

 

Considérant que ce projet ne fait que masquer une politique de réduction des moyens alloués à l’un des arrondissements où les besoins d’accompagnement scolaire sont les plus nombreux ;

 

Considérant que le 18ème arrondissement de Paris est un de ceux qui comportent le plus de quartiers prioritaire ;

 

Considérant l’engagement de campagne n°38 du candidat François Hollande : « Dans l’affectation des nouveaux personnels, ma priorité ira aux écoles maternelles et primaires, car c’est là que les premières difficultés se manifestent et que l’échec scolaire se forme, ainsi qu’aux zones en difficulté » ;

 

Sur proposition des élus Communistes / Front de gauche, le Conseil d'arrondissement demande à la Ministre de l'Education nationale de revenir sur les suppressions de classes programmées dans le 18e.

 

 

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22 avril 2015

Samedi, on vote pour défendre l'hôpital Bichat !

UNE VOTATION CITOYENNE POUR DIRE NON AU DÉMANTÈLEMENT DE L’HÔPITAL BICHAT

 

 

LE DÉMANTÈLEMENT DE L’HÔPITAL BICHAT

Le gouvernement et M. Martin HIRSCH (directeur des Hôpitaux de Paris, AP-HP) ont confirmé le projet qui était sur la table depuis plusieurs années : la construction d’un hôpital nord en Seine-Saint-Denis.

Sous couvert du Grand Paris et la nécessité du regroupement de l’offre de soin, le gouvernement et M. HIRSCH font le choix de la construction d’un grand hôpital nord et cela au détriment des hôpitaux Bichat et Beaujon.

 

LES DIFFICULTÉS ENGENDRÉES PAR LA DISPARITION D’UN SERVICE DE SOIN DE PROXIMITÉ

Au nom de la « rationalisation des moyens », le « grand hôpital » constituerait en réalité une machine  ingérable, avec près de 100 000 urgences par an (deux fois plus que l’hôpital Georges- Pompidou) : la   garantie d’urgences engorgées et d’une moindre qualité d’accueil, le risque de décès accru par la traversée du périphérique lors des embouteillages de circulation aux portes de Paris.

Ce projet représente un total 600 lits de moins et la disparition d’une offre de santé de proximité pour les habitants des quartiers du Nord de Paris et des communes environnantes (St Ouen, etc.).

Localement, cela conduira (comme dans bien d’autres exemples avant l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul dans le 14ème) à remplacer l’offre de soin de l’hôpital public par des structures privées, accessibles uniquement à celles et ceux qui en auront les moyens : un pas de plus vers le démantèlement du service public de santé et un système de santé à deux vitesses.

 

LES SOLUTIONS PROPOSÉES PAR LE COLLECTIF BICHAT

Le Collectif (composé de citoyens, habitants, usagers, salariés de l’hôpital, organisations syndicales et partis politiques) a pour objectif de dénoncer le démantèlement de l’hôpital Bichat et demande :

-          Un investissement immédiat dans Bichat

-          Le maintien de tous les services sur le site

-          Le maintien d’un service hospitalier public de proximité dans Paris

-          La titularisation des personnels et des recrutements supplémentaires

 

LA VOTATION CITOYENNE ORGANISÉE PAR LE COLLECTIF BICHAT CE SAMEDI

Le Collectif Bichat donne rendez-vous à tout-e-s les habitant-e-s ce

Samedi 25 avril 2015 de 14h à 17h

Place Jules Joffrin

pour voter contre le projet de démantèlement de l’hôpital Bichat.

Les bulletins collectés seront ensuite envoyés à M. HIRSCH.

 

 

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13 avril 2015

Rendez-vous mercredi 15 avril pour s'informer et sauver l'hôpital Bichat

Au bout de 10 mois de demandes répétées, un vœu et une question au conseil d'arrondissement, les élus PCF- Front de gauche ont obtenu satisfaction : une réunion d'information sur l'avenir de l'hôpital Bichat est organisée mercredi 10 avril à 19h à l'hôpital Bretonneau. Enfin…

Ce sera l'occasion de demander au directeur général de l'APHP, Martin Hirsch, ses intentions sur le grand Hôpital Nord. Des intentions qui au fil des jours se dévoilent de plus en plus et consiste à abandonner une offre de soin de santé de tout premier plan dans un arrondissement qui cumule nombre de difficultés sociales. Quel site sera choisi ? Que vont devenir la maternité et les urgences ? Voici une série de questions qui seront sûrement posées lors de cette réunion.

Nous invitons la population à venir nombreuse mercredi 15 avril où nous présenterons la votation du collectif Bichat pour dire NON à la fermeture de Bichat.

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10 avril 2015

Le retour du printemps (M2GB)

(Briant, Glenn)

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09 avril 2015

Carte scolaire dans le 18eme : Non aux 7 suppressions de classes !

fermeture-classeLa carte scolaire parisienne est connue pour l'année prochaine. C’est un véritable saignée pour nos écoles. Dans le 18ème, il y est prévu 7 suppressions de classes pour 1 ouverture de classe à l’école Simplon. Pour mémoire, l’an dernier, seule une classe avait été supprimée.

 Dans le détail, le rectorat projette de supprimer une classe dans les écoles maternelles suivantes : 28 rue Cugnot, 53 bis rue Marx Dormoy, 57 rue de la Goutte d’Or, 27 rue Emile Duployé, 1 Place Constantin Pecqueur. En élémentaire sont dans le viseur les écoles du 2 rue de la Guadeloupe et 19 rue Fernand Labori 

 Ces suppressions sont inacceptables, la quasi totalité des écoles sont en éducation prioritaire, voire en REP+. Les élus Front de gauche PCF du 18eme s’opposent fermement au plan d’austérité du rectorat de Paris. 

 Ou sont passées les promesses du candidat Hollande de faire de la jeunesse sa priorité ? Alors que les inégalités s’aggravent dans notre pays, que les inégalités scolaires touchent Paris comme d’autres villes en France, l’éducation Nationale doit mettre les moyens nécessaires pour garantir à l’ensemble de la communauté éducative les meilleures conditions de travail et d’apprentissage possibles.

Avec les représentants des parents d’élèves et les enseignants nous appelons les représentants du Conseil de Paris au Conseil Départemental de l’Éducation Nationale à s’opposer à ce projet lors de sa prochaine réunion, qui aura lieu le vendredi 10 avril.

 

Les élus PCF - Front de gauche du 18eme arrondissement de Paris

Gérald Briant, Catherine Belem, Ian Brossat, Nadine Mezence, Danièle Premel, Hugo Touze

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